
Je suis née Vanessa Depuut à La Louvière mais depuis longtemps tout le monde m’appelle par le petit nom de « Val » parce que j’ai de la valeur et « d’Avelines » car c’est le nom de mon premier mari.
Très tôt dans la vie, j’ai dû travailler pour subvenir aux besoins de la famille et d’une mère alcoolique. Je me suis levée tôt pour vendre des croissants, mais ça rapportait rien. J’ai alors appliqué les conseils de ma défunte grand-mère : « Y’a pas d’sot métier, mais y’vaut mieux un qui rapporte. » Aujourd’hui, elle serait fière de moi car fini terrils et bien loin le temps des corons. Je ne connais plus que les palaces et les appartements à 1000m². Eh oui ! Val est la réussite incarnée (surtout que je ne suis pas trop moche depuis que Dr Bastian m’a refait la mâchoire et les seins).
Les premières années, ça a pas été facile tous les jours mais je me suis accrochée. Le conseil que je donne aux jeunes, c’est « travailler plus pour gagner plus. » Si on applique cette formule, y’a pas photo l’argent arrive. Après le premier million d’euro, les autres suivent. Évidement, il faut innover dans les affaires. J’ai eu la meilleure idée de ma vie en regardant Nicolas Hulot à la TV : lutter contre la désertification par le golf. Eh oui, baracca pour moi, j’ai construit plus de 300 terrains de golf pris sur le désert. On serait étonné comme, du Texas à l’Arabie en passant par l’Afrique, les gens pratiquent le golf et peuvent se payer l’eau et les engrais pour entretenir de la pelouse qui pousse sur du sable. Et puis, j’ai aussi eu un client français (je dois rester discrète sur le nom) qui m’a commandé un golf pour la Patagonie. Grâce à lui, j’ai eu de la demande pour l’Amazonie, ça arrangeait bien les Brésiliens mes projets car c’est pas facile de jouer au golf quand y a plein de gros arbres.
L’avenir, c’est l’eau. Car on est beaucoup sur la planète, alors faut utiliser toute cette masse d’eau que représentent les océans et qui sert à rien. Les émirats ont construit des îles, je les agrandirai et j’y construirai des terrains de golf.
J’aime tout ce qui fait du bruit et la vitesse comme le jet ski et la motoneige.
Je hais les gens mesquins qui sont jaloux de la richesse des autres.
J’ai rejoint les CC€ tout d’abord parce que les impôts et moi on a jamais été amis. Je vois pas pourquoi je devrais payer pour des gens qui foutent rien. Ensuite, j’y ai aussi trouvé quelques clients et surtout j’y ai rencontré des gens très différents et de tous les milieux mais qui partagent mes goûts de luxe en toute simplicité.